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L'Humain est notre exigence.

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Au nom de l’inclusion, on exclut !

   

 

 

Que ce soit pour les ESAT (Etablissements d’Aide par le Travail) ou les EA (Entreprises Adaptées) au nom d’une politique qui se veut INCLUSIVE, on va exclure !

 

Que ce soit pour les ESAT (Etablissements d’Aide par le Travail) ou les EA (Entreprises Adaptées) au nom d’une politique qui se veut INCLUSIVE, on va exclure !

On exclut avec un certain nombre de réformes engagées ou en cours avec aussi un objectif économique visant à diminuer le coût budgétaire du secteur (médico) social.

Trop cher ! et pour quels résultats ?

Pas suffisamment de retours dans le milieu ordinaire de production !

Remises en cause de la capacité de ces directeurs et de leurs équipes que l’on trouve trop frileux, trop protectionnistes.

Les établissements (médico-sociaux, en général) sont perçus davantage comme lieux de ségrégation, où sont retenus (enfermés) ceux qui y vivent… (lire les propos tenus par Mme Catalina Davandas, rapporteuse de l’ONU, lors de sa visite à Paris (Article : Lien Social du 13/11/2017) et à priori partagés et confirmés, à travers la politique conduite, par notre Secrétaire d’Etat aux Personnes en situation de handicap……

On veut réformer pour économiser… trop cher le « handicap »! (Encore que cela restera aussi à prouver).

On promet une réponse pour tous, adaptée et surtout, de ne laisser personne sans solution…mais à quel prix ?

En effet, dans le but d’apporter une Réponse Adaptée Pour Tous (la RAPT), le partenariat sera plus sollicité et de rigueur pour répondre le mieux possible aux besoins des « usagers ».

Si sur le principe, l’idée d’une collaboration entre différents partenaires paraît intéressante, (même si celle-ci n’est pas nouvelle…), nous pouvons penser que de nombreux départements, comme celui de la Somme, consacrant déjà une large part budgétaire à l’aide sociale, vont se trouver face à de nouvelles difficultés de financement.

On veut réformer pour une plus grande efficacité notamment en mettant en place une nouvelle tarification (SERAFIN-PH).

 

Réformer…

Peut-être, faudrait-il, (où aurait-il fallu) avant tout s’interroger sur les moyens mis en œuvre

Peut-être faudrait-il (ou aurait-il fallu) préalablement prendre en considération les besoins réels du terrain et voir comment y répondre davantage ?

 

Sans doute aurait-t-il été plus judicieux, avant de vouloir lancer ces réformes d’établir un réel bilan, un état des lieux.

Certes, il y a certainement des points à améliorer, mais les assises, les fondements comme les lois 2002-2 et 2005, restent toujours d’actualité, plaçant notamment, au centre du dispositif la Personne en situation de handicap.

 

Une nouvelle tarification dite SERAFIN- PH se met en place.

Chaque bénéficiaire (potentiel) après avoir été évalué, « scannerisé » pourra se voir attribuer une compensation financière en guise de « réparation » et pourra acheter des « bouts », des « temps » de réparation, à travers des prestations.

Cette approche est navrante et traduit soit une réelle incompétence de ceux qui pensent et promulguent ces lois, soit un refus d’accepter la réalité du handicap en ne considérant pas, bien souvent, la Personne en situation de handicap dans sa globalité, dans sa complexité, mais plutôt comme « réparable » par l’addition de prestations aussi diverses que variées. (Article : Courrier Picard : « Traiter le handicap n’est pas un acte médical » du 06/05/2017.)

Ce n’est pas sérieux quand on sait que plus de 85 % présentent des déficiences mentales ou psychiques…

 

Le diagnostic du handicap est pensé, porté et imaginé par des personnes bien souvent loin de la réalité, qui proclament, décident et qui font fi du terrain, des équipes institutionnelles qui vivent au quotidien l’accueil, l’accompagnement de ceux qui sont en difficulté.

Voilà ce qui pourrait-être une présentation « sommaire » du contexte des problématiques posées et rencontrées.

 

Pour une société (plus) INCLUSIVE…

L’INCLUSION est devenue le maître-mot de la politique médico-sociale ! L’INCLUSION n’est certainement pas une « fusion » qui se règle par décret !

L’important dans une Société, c’est d’apprendre à vivre ensemble, à s’accepter dans nos différences et peut-être se dire que ces différences peuvent être complémentaires, et nous enrichir dans la découverte de l’autre…plutôt que de vouloir confondre tous les individus, vouloir « uniformiser ».

Cette INCLUSION (fusion) telle qu’elle nous est proposée, vise à court terme un retour dans le milieu ordinaire des Personnes en situation de handicap et la remise en cause des ESAT et des EA. Encore une illusion !

 

Est-il besoin de rappeler que l’ESAT est une structure à double finalité, à la fois de travail et médico-sociale et que l’EA, une structure de l’Economie Sociale et Solidaire ?

Fermer ces établissements, en les remettant en cause pour les ESAT ou les asphyxiant pour les EA, en diminuant l’aides aux postes ou certaines subventions spécifiques, c’est 120 000 travailleurs d’ESAT qui se retrouveront sur le marché du travail dans un milieu ordinaire certainement pas prêt économiquement et capable de les embaucher et 35 000 ouvriers d’EA.

Voilà un beau bilan en perspective…

Plutôt qu’une INCLUSION à ce prix, et vouée à un échec, parlons de l’INTEGRATION.

 

L’INTEGRATION est une approche différente.

Elle induit le constat que dans notre Société des individus peuvent être différents pour des causes diverses (et notamment parce qu’ils sont en situation de handicap) et qu’il convient de les aider, en les accompagnant, à trouver leur place, en leur proposant des solutions adaptées et évolutives, pour qu’ils puissent se réaliser tant dans leur vie professionnelle que sociale. Pour qu’ils deviennent aussi des acteurs et des consommateurs et non pas que des assistés…

 

Il faut donc proposer des solutions souples adaptées et évolutives, des passerelles. C’est précisément le rôle des ESAT et EA, menacés aujourd’hui. (Article : « L’emploi durable des personnes en situation de handicap » déclaration commune d’ANDICAT, de l’UNEA et du GEPSO, en date du Mars 2018).

 

Sensibiliser l’opinion publique à travers les médias, les élus et notamment les parlementaires …est une démarche volontaire et engagée.

Elle se formalise à travers la parution de divers écrits, articles de presse, conférences de presse, ou Portes Ouvertes.

 

L’engagement de l’ADSTPA

  • Dans la Somme, on dénombre 18 ESAT et 9 EA, accueillant plus de 1500 Travailleurs en ESAT et 400 en

L’ADSTPA, Association des Directeurs du Secteur du Travail Protégé et Adapté de la Somme, regroupe la plupart de ces établissements

  • L’ADSTPA a attiré à plusieurs reprises l’attention des Associations gestionnaires sur l’importance des enjeux, du Collectif 80, des Elus et des
  • L’ADSTPA partage les prises de position d’ANDICAT sur l’emploi des travailleurs handicapés. (Articles de ZRIBI du 06/04/2017 sur « Les constats et positions sur la politique actuelle du travail protégé » et 06/11/2017), de la « Politique du handicap Prise de position sur

 

 

l’instruction budgétaire du 15/05/2018 et les orientations en termes de principes de budget » du 15/06/2018).

  • L’ADSTPA s’est associée au GEAC du Pas-de-Calais en participant à une conférence de presse à ARRAS le 14 juin dernier (article : « 700 emplois de travailleurs handicapés sont menacés » La Voix du Nord du 18/06/2018).
  • L’ADSTPA a décidé d’informer, de sensibiliser les acteurs politiques, les associations, le grand public, sur les enjeux et leurs conséquences.

 

Les ESAT et les EA sont ouverts à travers leurs orientations économiques et sociales vers l’extérieur.

Les ESAT et EA ont su s’adapter à l’évolution de la Société. Ils sont souvent innovants et leurs personnels ont su acquérir les compétences indispensables et reconnues (« Différents mais compétents »).

Les ESAT et EA ont été et sont tout à fait favorables au retour à l’emploi dans le milieu ordinaire, quand cela est possible. Pour autant, ces sorties restent exceptionnelles et nécessitent bien souvent des accompagnements adaptés.

La majorité des personnes, qui y sont accueillies, s’épanouira dans des ESAT et EA qui ne sont ni des lieux d’enfermement ou de ségrégation…

 

Dans cet esprit, l’ADSTPA a décidé de lancer une opération Porte Ouverte.

  • Elle a pour objectif de faire découvrir (ou de redécouvrir) le rôle économique et social des ESAT et leurs places dans l’accompagnement des Personnes qui y sont accueillies
  • Plusieurs ESAT et EA de la Somme y participeront sous une forme ou une
  • La Semaine 39 a été principalement retenue pour l’organisation de cette Porte

 

De la communication sera faite à ce sujet et bien entendu, les Travailleurs des ESAT et des EA, ainsi que leurs Personnels, seront très heureux de partager ce moment avec vous, d’échanger, en vous faisant découvrir combien le travail pour eux a un sens et est source d’INTEGRATION et d’équilibre de Vie, de leur Vie…

 

Pour l’ADSTPA – 2017

Jean-René Dumont Président

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