Le 15 juin 2026, élus, associations, experts, institutions et professionnels de terrain se sont réunis à Arras à l’occasion des États généraux de la santé et de la protection sociale. Co-organisée par le Think Tank Fraternité, l’ALEFPA, l’Association Jules Catoire, La Vie Active, la Fédération des Acteurs de la Solidarité Hauts-de-France, la FISAF et le Grand Orient de France, cette journée avait pour ambition de faire entendre la voix des territoires face aux défis sociaux, sanitaires et démographiques qui traversent notre société.
Dans un contexte marqué par l’aggravation des inégalités, le vieillissement de la population, les difficultés d’accès aux soins, la précarité ou encore la crise du logement, les participants ont partagé un constat commun : les fragilités se multiplient et les réponses collectives doivent être renforcées.
En ouverture de la journée, Christophe Brelinski, Président de l’Association Jules Catoire, a rappelé l’importance de ces temps de réflexion et de mobilisation. Michel Caron, administrateur du Think Tank Fraternité, a quant à lui souligné la nécessité de construire des propositions concrètes grâce à l’intelligence collective afin de préserver les droits de chacun dans un contexte où la cohésion sociale est mise à l’épreuve.
Les interventions de la matinée ont mis en lumière l’ampleur des enjeux. Jean-Luc Gleyze, Président du Département de la Gironde, a alerté sur le risque d’un affaiblissement de la solidarité nationale et appelé à renouveler notre projet de société autour des valeurs de solidarité et d’inclusion. Dominique Brunel, représentant du Grand Orient de France, a rappelé que derrière les statistiques se cachent avant tout des situations humaines marquées par la souffrance et l’exclusion.
Les Hauts-de-France concentrent de nombreuses difficultés sociales, économiques et sanitaires. Pour Hugues Deniele, Président de la Fédération des Acteurs de la Solidarité Hauts-de-France, la lutte contre la pauvreté est avant tout une question d’accès aux droits, de dignité et de démocratie. Il a également souligné la nécessité de donner aux associations les moyens d’agir pleinement au service des personnes les plus fragiles.
Même constat du côté d’ATD Quart Monde. Sa vice-présidente, Isabelle Doresse, a rappelé que la pauvreté a des conséquences directes sur l’accès à l’alimentation, au logement ou aux soins. Elle a également insisté sur l’importance d’écouter et de reconnaître l’expertise des personnes concernées, souvent contraintes de développer des capacités d’adaptation remarquables face à l’incertitude du quotidien.
L’après-midi, les participants se sont retrouvés en ateliers pour travailler collectivement à l’élaboration de solutions concrètes. L’objectif : faire émerger des propositions capables de nourrir les réflexions nationales et de répondre aux besoins exprimés sur les territoires.
À travers sa participation à ces États généraux, La Vie Active réaffirme son engagement auprès des personnes les plus vulnérables. Face aux inquiétudes légitimes exprimées par les acteurs de terrain, l’association partage la conviction que des solutions existent. Elles nécessitent toutefois une mobilisation collective durable et un soutien fort des pouvoirs publics afin de garantir à chacun l’accès à ses droits, aux soins et à un accompagnement digne tout au long de son parcours de vie.

